Biographie

Né à Paris, Benoit est tombé dans la marmite de la culture graphique depuis sa plus tendre enfance. Gamin, il passait ses mercredis après-midi dans l’agence de son père à jouer avec les équerres, des perroquets, des compas, des feutres et des rOtrings. Plus tard, bien qu’ayant été reçu aux concours d’écoles de renom, il fait le choix en 1985 d’une formation pluridisciplinaire au lycée d’arts graphiques l’Initiative (Paris 19). La pédagogie de cette structure est axée sur l’ouverture aux Arts, la pratique et la confrontation avec les métiers. Il y abordera les disciplines allant de l’histoire de l’art à la photographie, en passant par le croquis, la peinture, le dessin académique, le dessin publicitaire, la mise en page et le graphisme ainsi que le dessin « au trait » et la typographie, notamment sous l’œil avisé du célèbre graveur et typographe Jacques Bracquemond (Meilleur ouvrier de France, Commandeur des Arts et Lettres et auteur d’ouvrages de références). 
Après avoir fait ses premières armes dans plusieurs agences, il rejoint en 1989, pour un simple remplacement, « JPG Design », l’agence de son père, Jacques Peaumier (1), créateur de nombreux logotypes de renommée internationale. Ce qui devait être une collaboration ponctuelle se prolonge et lui permet, aux côtés de son père, de participer à de nombreux projets d’identité visuelle, dont le logotype Renault, et de développer progressivement un intérêt particulier pour l’identité elle-même, ce qui la construit et influence sa perception, bien au-delà du graphisme.
Après dix années de collaboration avec son père, Benoit reprend en 1999, avec Sylvie Laurans-Peaumier, l’entreprise familiale qu’ils rebaptisent « Purmalt ». La philosophie de l’agence repose sur une volonté farouche de travailler selon un processus proche de l’« artisanat » — dans toute sa noblesse — pour distiller leur savoir-faire et porter chaque projet à maturation afin d’aboutir à une réponse élaborée, raffinée et sans concession.
En 2009, la crise économique marque la fin de l’aventure Purmalt. Dans ce contexte, Benoit donne alors une nouvelle impulsion à son activité en créant l’agence « Universal Perception (Up) », dont le nom traduit sa conception d’un graphisme perceptible et compréhensible par tous, toujours qualitatif sans jamais tomber dans l’élitisme.
Depuis 2013, Benoit poursuit son parcours en indépendant. Son travail se partage entre commandes privées et marchés publics. Fidèle à la culture graphique « suisse », il défend aujourd’hui un graphisme épuré et minimum, avec une volonté continue de pragmatisme : la géométrie du trait réduite à sa plus simple expression pour trouver le point d’équilibre entre l’esthétique et le fonctionnel.
L’identité visuelle et l'image de marque
Nourri aux grands projets de son père, il participera avec lui à la création du logotype Renault pour lequel ils recevront le Grand prix Stratégie de la pérennité en 1992. La même année, il signera le logotype « Renault, Champion du monde de F1 » ; puis plus tard, il développera également pour Honda moto un concept global pour le « Rapid’service » ; signera le logotype de la « Fondation d’entreprise Renault » et du programme de recherche sur la réduction des gaz à effet de serre « Prébat » pour le Ministère de l’écologie et du développement durable ainsi que le graphisme « Renault Sport » et « Renault cycles » et sera félicité pour son travail sur l’identité visuelle du « Grand Palais de Paris » entre autres. 
Les marchés publics
Benoit conçoit son métier de manière militante comme une mission d’utilité et de service public où le graphiste porte une responsabilité forte ; c’est la raison pour laquelle les villes affectionnent son travail car la question de l’identité d’une ville face à la diversité de sa population est cruciale. Pour elles, il développera le concept d’identité de lieu ou d’événement notamment pour la « Maison des initiatives citoyennes » (Agora) de Nanterre, le « Pôle des métiers d’art » de Pantin, le « Festival citoyen Hop » de Bagneux, la « Maison de la citoyenneté » et la « Maison pour tous Cesária Évora » de La Courneuve ainsi que la « Mef » (maison de l’emploi et de la formation) de Nanterre. 
Les entreprises privées 
Ses précédents travaux d’identité de lieux l’amènent à collaborer avec Renault, durant 3 années, sur les décors de salons internationaux puis parallèlement avec un cabinet d’architecture commerciale avec qui il signera les nouveaux concept-stores notamment pour Darty et Grand Optical. Tout au long de sa carrière, de nombreuses grandes marques (tous secteurs confondus) telles que Alstom transport, Honda motos, Bouygues Télécom, Technip FMC, le groupe Johnson & Johnson, M6, Système U, Walt Disney ou encore McDonald’s, et plus récemment le Groupe Lancien, ont fait confiance à l’expertise de Benoit sur les questions d’identité, d'image de marque et de stratégie. 
La culture 
Sensible à toutes les formes d’arts, Benoit a toujours eu à cœur d’accompagner divers projets culturels de son expertise. Il a réalisé de nombreuses brochures de saison culturelle pour des salles de spectacle municipales, l’identité visuelle du « Studio des variétés », les logotypes de l’ensemble contemporain marseillais « C-Barré » et les compagnies lyriques « Les voix élevées », « Opéra.3 » ou encore « Les gens de la voix ». Parallèlement à son travail en agence, il a été le directeur de création de l’agence de marketing musical dédié à la musique classique « Music expérience network » entre 2009 et 2012, où il a travaillé sur des dossiers tels que l’Orchestre de Paris, la chaine Mezzo ou encore la collection Pierre Berger.

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